Mes racines, mes origines, ma culture.

Il y a un moment que je réfléchis à écrire sur ma culture, mes racines.

  ne pas oublier ses racines   Un vrai casse tête après réflexion, j’ai choisit de le faire en 2 tomes, un qui parlera de moi, qui je suis et l’autre plus culture suspens… Qui suis-je? Je pense que c’est une question qu’on s’est déjà tous posée. Pour diverses raisons parce que psychologiquement on a un blocage, parce qu’on se demande ce qui nous définie, notre origine ou notre éducation, probablement un peu des deux. Et comme vous avez déjà du lire les différents chapitres sur ma famille ce n’est pas toujours évident

Mes origines.

J’utilise le mot « mes » car je me sens aussi proche de l’endroit ou je suis née et de celui où j’ai grandit . Je suis antillaise, mais j’ai vécu pendant mon enfance en Alsace, sacré contraste, j’y suis arrivée à 3 ans.   l'alsace région de mon coeur   Alors autant vous dire que de mon temps passé en Martinique je n’ai pas de souvenirs. Quand on est une enfant on ne fait pas la différence entre noir, blanc, arabe, j’ai grandit avec les mêmes personnes jusqu’au lycée. Et malgré ce qu’on pourrait penser, je n’ai pas souffert de racisme, du moins à part quelques incidents, ça ne m’a pas perturbé. Je me rappelle un petit garçon qui m’a dit: je ne joue pas avec toi parce que tu es noire . Connerie certainement rapporté de la maison, parce que, qu’est ce qu’un enfant de 3 ans sait vraiment de la couleur de peau. 30 après nous sommes toujours amis. Ce n’est pas les autres qui me mettaient à l’écart. Je me sentais seule en tant que noire pas par rejet mais parce que j’avais du mal à être là seule. je me suis plusieurs fois dis que j’aimerais être turc parce qu’eux étaient nombreux. Bizarre les rouages du cerveau d’un enfant. Je ne souhaitais pas être blanche pourtant ça aurait pu paraître plus logique, non je voulais juste ne pas être la seule. Le temps a passé et ce genre d’idée s’est envolé.

Je n’ai jamais été quelqu’un de patriotique ,la question de mes racines ne s’est jamais posée.

  Martinique mon île   Pourtant créole et zouk faisaient partie de mon quotidien, mais c’était le monde des adultes. Même en musique j’étais totalement différente, fan d’indochine. Découvert par mon oncle qui débarquait de la Martinique , ironique non? Le Rock Français m’a dirigé vers la pop anglaise, le rock américain, Blur, Aerosmith, Rage again the machine, Red hot chili peppers tout ces groupes m’ont accompagnés tout au long de ma vie. Et puis un jour j’ai décidé de partir sur Paris, grande ville cosmopolite enfin un endroit où je ne serais pas là seule noire. Ça oui, mais j’étais tout de même une étrangère parce que je venais de la campagne, et le parisien est très nombriliste . Il s’en fou de savoir d’où vous venez si vous n’êtes pas de Paris vous n’êtes pas assez bien. Un étranger peu importe la couleur. Il m’a fallu du temps, mais je me suis adaptée.Il faut dire que j’ai un sacré caractère de merde. Le temps passe , je m’adapte je fais ma vie.

La culture.

Etant curieuse par nature et grande lectrice, je décide de découvrir la littérature africaine et antillaise. Les classiques, je lis texaco, des livres de Maryse Condé, Amadou Hampaté bâ, Maya Angelou, Leonora Miano. Les films j’en ai vu quelques uns aussi, rue case nègre, amistad et d’autres. Et non pas pour la cause, pour moi c’étaient des films comme les autres. Je ne suis pas du genre à me rebeller contre l’esclavage en particulier. Tous les peuples ont une triste histoire. Encore une fois ce n’est pas par patriotisme au risque de choquer certains. Je me suis toujours sentie plus alsacienne qu’antillaise. C’est là que j’ai grandit, et mes parents n’étaient pas du genre loquace sur leur pays. Le temps passe , mais très peu de choses changent au final.

Et puis , il y a de cela 3 ans , je pars en Martinique,seule, je me retrouve avec ma famille.

  Mes racines, mes origines, ma culture. Ma vie, mes humeurs Lifestyle   Est-ce qu’en plus de me rapprocher d’eux, ça aurait été le déclic pour me sentir un peu plus antillaise? Allez savoir. Au fil du temps, le zouk était un peu plus présent dans ma vie. Et encore plus maintenant, ça peut paraître ridicule mais pour moi ayant été une rockeuse toute ma vie. Ça signifie beaucoup, je parle plus créole, rapprochement de la famille oblige, les collègues antillais sont enfin arrivés. Je découvre l’afro art afro art pinterest. Attention on est pas en mode communauté, mais des petites phrases lâchées par-ci par-là. En fait , je ne sais même pas pourquoi je me pose toutes ces questions. Pourquoi je cherche des réponses, je me sens tout simplement plus antillaise aujourd’hui à 35 ans. Plus que je ne l’ai jamais été. Peut être aussi , qu’enfin j’assume ce que je suis. Je reste aussi une Alsacienne, je ne renie pas ce que j’ai vécu là bas, c’est comme si j’avais deux terres natales.

Et vous, avez vous ce besoin de connaître vos racines?

    mes origines, qui suis-je vraiment?     Enregistrer
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