Les sdf dans notre quotidien.
Hier en discutant de choses et d’autres avec des amies on en est arrivées à parler des SDF. Chaque année le nombre augmente , même s’il est difficile pour les villes d’établir un chiffre. Celui-ci est déjà bien trop élevé.

Travaillant en gare et habitant sur Paris les SDF font malheureusement partis de notre quotidien.

Que ce soit dans les transports ou dans la rue. Quand je suis arrivée sur Paris ça ne m’a pas frappée en premier lieu, j’étais jeune, je débarquait de ma campagne et j’étais plus préoccupé à savoir comment j’allais m’en sortir dans cette jungle que de remarquer la misère qui m’entourait . Une amie venant de Vesoul où ils sont quasiment inexistant ou peu visible a été extrêmement touchée et troublée de voir tout ces SDF à Paris. C’est dure à dire mais moi j’étais presque blasée parce que ça fait partie de mon quotidien. je lui ai expliqué qu’elle ne pouvait pas se laisser attendrir à chaque personne qu’elle voyait parce qu’elle finirait dépressive. Et que tous ne sont pas non plus réellement dans cette situation, il y a des abus partout malheureusement. Pour en revenir à notre discussion d’hier on s’est remémore nos anecdotes au fil du temps.

En gare la plupart  de nos SDF sont toujours les mêmes.

On finit par connaître leurs prénoms, les protéger à notre manière de contrôle policier parfois exagérés, convaincre les pompiers de venir même pour eux. Leur offrir un café, passé 5 minutes à discuter parce qu’après tout ce sont des personnes comme vous et moi qui ont eu une vie un jour qui a basculé et le pire est arrivé. On ne naît pas SDF, un de nos locataires ( le nom que leur a donné) à été pharmacien dans le quartier comment il est en arrivé là aucune idée.   penser aux sdf Un jour Hervé  nous a offert à ma collègue et moi un bouquet de fleurs c’était touchant c’était sa manière à lui de nous remercier d’être gentille avec lui. On en a vu passer au fil des années, certains ont simplement disparus, d’autre ont trouvé du travail ou finalement fini par rentrer chez eux. je me rappelle un libérien qui voulait juste rentrer chez lui mais comme il n’avait pas de papier c’était impossible, quelle contradiction avec tout ce qu’on entend dans les médias.   Le sourire est plus important qu’on ne le croit, le sourire ou juste dire bonjour est ce qu’il leur permet de se sentir encore de notre monde, d’avoir l’impression d’être encore une personne. Pour ceux qui habitent dans une grande ville vous avez dû entendre cette phrase :une pièce ou un sourire ce n’est pas juste pour avoir de l’argent. Je me souviens d’un Noël, je fais mes achats au Printemps, je sors avec mon sac Longchamp cadeau que j’avais acheté pour une amie. Une jeune s’approche et me demande poliment si je peux lui donner une cigarette, ce que je fais et me souhaite un joyeux Noël. Je me rends compte que cette personne qui n’a rien, m’a souhaité Noël avec une telle joie,alors que nous autre tellement pris dans nos achats et notre vie nous ne faisons même  pas attention aux uns et aux autres. Cette jeune fille m’a touché du coup je lui ai donné un paquet tout neuf, ce n’était rien pour moi, mais la joie que ce geste lui a apporté m’a fait sourire et ma journée n’en a été que meilleure. Des personnes qu’on croisent tous les jours, on a peur au début, mais si on surmonte cette peur on se rend compte qu’on a rien à craindre et que ceux qui devraient ou ont vraiment peur sont ceux qui sont en face de nous.   seul nous n'allons nul part. ensemble   Je ne juge pas du pourquoi ou du comment ,chacun a son histoire. Je connais des personnes qui ont été dans la rue et qui s’en sont sortis  certaines d’elle même. D’autres parce qu’elles ont rencontré des personnes qui n’avaient pas de préjugés et les ont aidé à s’en sortir. Un petit geste n’a jamais tué personne.   les sdf font partis de notre quotidien et pourtant on ne les voit plus.         Enregistrer
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